J’ai une idée qui me trotte dans la tête. Celle qu’on peut trouver le calme et l’équilibre au sein même du quotidien. Que la cuisine, le ménage, les courses et tout ce que la vie nous propose d’emblée sont un espace dans lequel évoluer. Nous ne cessons de rechercher la clé qui nous ouvrira au bonheur et au contentement ; et si nous avions déjà toutes ces ressources?

Je suis tombée dans la cuisine comme on pratique la méditation. Les épices et les textures ont éveillé mes sens, me gardent aujourd’hui dans le moment présent. Lorsque je me mets aux fourneaux, ça peut même devenir une expérience énergisante ou transcendante.
 
Ne vous méprenez pas, je ne suis pas le bouddha de la cuisine! Mais la racine de mon expérience au sein d’une cuisine de centre de méditation m’a ouvert la porte au développement personnel. Par l’appropriation de mes sens, le travail sur la patience et l’empathie, je souhaite offrir le meilleur aux gens pour qui je cuisine.
 
Une grande réconciliation entre mon système digestif, mon coeur et mon cerveau s’est alors amorcée. Et ça continue.
 
En furetant sur le web à la rechercher d’articles pour étayer ma pensée à ce sujet, je suis tombée sur un livre (à lire prochainement!) qui décrit tout à fait mon expérience d’un sentiment de mal être profond vers une reconstruction de mon autonomie, mon estime et ma confiance. L’autrice Dana Velden se raconte dans son ouvrage Cuisiner c’est méditer :

“Il y a quelques années, vers mes 35 ans, ma vie s’est effondrée”, confesse-t-elle dès les premières lignes de son livre. Dana Velden accumule les déboires entre divorce, décès et problèmes de santé. Elle décide alors de partir vivre dans un “Zen Center dans les montagnes sauvages de Californie du Nord”. Un lieu de méditation où elle cuisine pour la communauté de l’établissement, mais surtout où elle entame sa reconstruction. Une reconstruction qui a su prendre racine entre carotte et chou-fleur : “La cuisine était un espace clos où je me sentais curieusement libre. C’était exactement ce dont j’avais besoin pour tenir debout, pour me réparer et recommencer à grandir”, écrit-elle.

[ Extrait de Méditer grâce aux pouvoirs spirituels de la cuisine ]

À la lecture de ceci, je me dis que je ne suis pas la seule à me servir de la cuisine comme outil, disons, presque spirituel. Cuisiner est une activité aux multiples facettes puisqu’elle est créative, émotionnelle, physique, sensorielle, valorisante, manuelle, apaisante, intellectuelle, de partage, etc. Et chaque fois, c’est un peu différent. Ça nous apprend, ça nous élève, ça nous fait apprécier la vie dans tous ces petits rituels.
 
Y aurait-il une raison plus scientifique ? On sait que les bienfaits de la cuisine se perçoivent concrètement dans notre comportement et notre santé mentale.
 
Selon une étude publiée dans The Journal of Positive Psychology, les psychologues ont constaté que nous ressentons une amélioration de l’humeur après avoir fait quelque chose de créatif. L’étude a mesuré les effets d’activités créatives quotidiennes chez un groupe de 658 personnes, sur 13 jours, et a conclu que «les participants se sentaient plus apaisés et optimistes après avoir effectué une activité plus créative que d’habitude». [ Extrait de therapeutesmagazine.com ]
 
La cuisine n’a pas besoin de devenir votre passion ou votre travail, ni le sujet de vos photos sur Instagram, d’un blogue ou d’un livre pour vous approprier ses bienfaits et cette perspective de réconciliation. Seulement lui redonner sa place dans votre quotidien fera en sorte de créer l’équilibre et le repos nécessaire dans une routine chargée. Prendre soin de soi, ce n’est pas plus compliqué que ça finalement.
 
 

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