365 jours par année. La révolution du soleil autour de la terre, cette belle promesse que tout recommence dans un mouvement éternel. Ça nous permet de rêver. Ça nous permet tout, sauf de retourner en arrière. Pourquoi alors ne pas garder la tête haute, le souffle profond et le cœur ouvert ?

C’est la seule manière, les pieds bien ancrés au présent. Chaque jour, le jeu des possibles est remis à zéro. Avec toujours plus d’amour de soi, de plaisir et de douceur au quotidien, de découvertes inattendues et de spontanéité… dans la cuisine — et partout dans nos vies !

Se positionner corps et âme dans l’ici et maintenant n’est toutefois pas si facile. On se réveille un lundi matin et déjà le temps veut nous dépasser. La nouvelle journée voudrait nous faire porter tout ce que nous promettait la veille.

Ça peut devenir lourd !

Cette pression est si forte dès le lever du jour qu’il peut parfois devenir presque impossible de se mettre en action. Pourtant, tous les matins ne sont pas nécessairement la continuité du précédent : chaque journée peut être une création à part entière.

Oui, nous accumulons des expériences et des compétences, des petits drames, des moments de plaisir, des déceptions, des bouffées d’air, des coups durs, des prises de conscience, des deuils et des grandes joies. 

Ne les laissons toutefois pas entraver les ébauches de bonheur qui pourraient s’installer au présent. 

Une journée peut se compter en heures, c’est certain. Mais ce n’est pas une équation qui soustrait le poids du passé à l’instant présent.

Comment peut-on continuer à avancer en gardant tout ce bagage ?

Pourquoi laissons-nous ce stress empiéter sur la qualité de notre présence et de nos aspirations ?

Je ne sais pas comment cela se manifeste dans votre vie, mais de mon côté, ça gruge ma joie et ma vitalité.

J’ai parfois l’impression que je dois me débarrasser de certaines choses, comme si je ne pouvais pas contenir les nouvelles expériences.

Donc mon équation du bonheur devient celle-ci : quand je serai vidée du passé, je pourrai aller de l’avant et me remplir encore une fois.

Je réalise que je ne peux plus continuer de cette façon.

Je me permets de prendre cette opportunité et d’engager une direction différente : celle de vivre AVEC PLUS et non pas SANS ou AVEC MOINS.

Pour nourrir cette réflexion, j’ai dévoré la lecture de Anti-diète, un ouvrage éclairant sur une partie de la culture dans laquelle nous vivons : la culture de la diète.

Sans entrer dans tous les détails du livre de Christy Harrison (nutritionniste phare des mouvements Body positivity, anti-diète et démystification des troubles alimentaires), on éclaire le profond malaise que tout un chacun peut vivre en lien avec son corps, le jugement de soi, la nourriture et la santé.

J’y vois un lien étroit avec nos objectifs de bonheur qui sont toujours remis à un autre moment.

Par exemple, dans ce discours de la diète et ses promesses on remarque que : « QUAND j’aurais PERDU du poids, je pourrai me sentir belle, en santé ou en forme, confiante, entière ou méritante ».

À la racine d’une grande anxiété collective, cette culture de la diète nous modèle afin qu’on intériorise que nos actions ne sont pas suffisantes et que nos échecs sont profondément personnels afin qu’on revienne encore et encore vers un produits ”santé” ou un régime ”bien-être”.
 
Si nous prenons quelques minutes pour y penser, nos actions sont surtout le résultat de l’environnement et de la culture (familiale, communautaire, intergénérationnelle, sociétaire et mondiale) dans laquelle nous sommes.
 

Cette imitation de la faute originelle n’est rien d’autre que le prolongement de notre héritage judéo-chrétien. Je reconnais que cette croyance a de l’emprise de façon insidieuse et sournoise dans plusieurs aspects de nos vies.

Comme sur le modèle de la diète, je me sens pleine de stress, trop de je ne quoi et remplie à ras bord dans différents recoins de mon être. J’ai l’impression que je dois me débarrasser de quelque chose comme on ferait un régime pour perdre des kilos. Me débarrasser de mes peurs, de mes émotions, de mes fausses croyances, de mes défauts, de mes mécanismes de compensation et de défense, etc.

 
Ou encore, que je serai en santé lorsque j’aurai trouvé quel produit à éliminer de mon alimentation. Pourtant, je reconnais que je ne suis pas une machine, ni une équation, ni une voiture à remplir de gaz. Je ne suis pas un corps à contrôler pour en avoir le dessus ou un système défectueux à réparer.
 
Je n’ai pas à demander à qui que ce soit le droit de vivre et d’évoluer en tant qu’être humain.
En d’autres mots, nous n’avons pas à mesurer notre capacité à rayonner, à aimer et à vivre. Il n’y a rien à faire de plus que de répondre à nos besoins.
 
Cela dit, en faisant confiance à notre corps, en laissant faire notre intelligence innée à prendre soin de soi et d’accepter de vivre pleinement dans cette immensité qu’est l’univers (qui fonctionne très bien sans notre intervention).
 
Le pépin est qu’on confond discernement, bienveillance et discipline avec limitation, sacrifice et contrôle.
 
En résulte un sentiment que nous sommes inadéquats sur plusieurs plans et qu’on doit changer pour être une meilleure personne. Somme toute, le corps humain est fait pour nous garder en équilibre : si on joue avec cet équilibre, il n’en est plus de vivre, mais de déclencher un état de survie et d’anxiété.
 
 
Faire confiance au corps — se faire confiance — c’est d’accepter que tout soit harmonieux naturellement et avec bienveillance.
 
À partir de cet accueil à cœur ouvert, nous pouvons petit à petit reprendre toute la place dans notre vie.
 
On peut enfin respirer dans un corps qui est écouté, aimé et célébré — par soi.
 
Une nouvelle vision de notre chemin qui considère chaque journée comme une opportunité de rayonner et de faire l’expérience du bonheur.
 
AVEC notre joie, AVEC le plaisir, AVEC notre pouvoir personnel et AVEC notre abondance. 
 
Que créerez-vous avec tout cet espace intérieur ?
 

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